J’ai fait, il y a quelques mois, la bascule vers la seconde moitié de la
quarantaine, je suis plus proche de la cinquantaine que je ne l’ai jamais été.
C’est peut-être de là que m’est venue l’envie d’écrire ce texte assez personnel
mais qui me trottait dans la tête depuis longtemps et qui peut amener chacun à une réflexion.
La crise de l'adolescence, je ne m’en souviens plus mais elle a dû être conséquente; la vingtaine folle et plein de découvertes, je n’ai pas eu le temps de la vivre; la crise de la quarantaine, c’est fait et je m’en souviens très bien par contre ! Mon psy aussi vu le fric que je lui ai laissé !
Voici que je devrais être à une autre période charnière de la vie, ou si l’on en croit certains dictats de notre bonne vieille société judéo-chrétienne, je devrais être bien établi, prêt à affronter le demi-siècle et la venue de la retraite avec sérénité.
La crise de l'adolescence, je ne m’en souviens plus mais elle a dû être conséquente; la vingtaine folle et plein de découvertes, je n’ai pas eu le temps de la vivre; la crise de la quarantaine, c’est fait et je m’en souviens très bien par contre ! Mon psy aussi vu le fric que je lui ai laissé !
Voici que je devrais être à une autre période charnière de la vie, ou si l’on en croit certains dictats de notre bonne vieille société judéo-chrétienne, je devrais être bien établi, prêt à affronter le demi-siècle et la venue de la retraite avec sérénité.
Mais voilà, je
me retrouve sans enfant, locataire, un job ou je m’ennuie, une vie sentimentale pas toujours simple et vivant dans une région ou la mentalité est gangrené par la cupidité et l'argent venu de Suisse.
Pas mal de gens seraient surement tentés de me tendre une corde et de m’indiquer l’arbre le plus proche. Mais je ne suis pas d’humeur pendulaire, bien au contraire, je crois que j'ai rarement eu l'esprit aussi libre et éloigné de la morosité ambiante.
La vie est belle ! Je corrige... Ma vie est belle !
Malgré tout, même si Bouddha dit "Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin", la répétition de certaines choses ces dernières années me font dire que je n'étais pas totalement sur ce fameux chemin, et que de vouloir absolument faire comme me le suggèrent mon éducation et surtout, celles et ceux qui disent me vouloir du bien, n’est peut-être pas ma solution pour atteindre le nirvana.
Pas mal de gens seraient surement tentés de me tendre une corde et de m’indiquer l’arbre le plus proche. Mais je ne suis pas d’humeur pendulaire, bien au contraire, je crois que j'ai rarement eu l'esprit aussi libre et éloigné de la morosité ambiante.
La vie est belle ! Je corrige... Ma vie est belle !
Malgré tout, même si Bouddha dit "Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin", la répétition de certaines choses ces dernières années me font dire que je n'étais pas totalement sur ce fameux chemin, et que de vouloir absolument faire comme me le suggèrent mon éducation et surtout, celles et ceux qui disent me vouloir du bien, n’est peut-être pas ma solution pour atteindre le nirvana.
(Nirvana : paix
intérieure totale et permanente, provenant du détachement. Le nirvana est la cessation du devenir -Wikipedia).
Peut-être que ma voie est ailleurs et que je devrai profiter de cette "liberté" pour en trouver une autre, prendre les choses différemment.
Peut-être que ma voie est ailleurs et que je devrai profiter de cette "liberté" pour en trouver une autre, prendre les choses différemment.
Pas simple tout ça...
Bon, je sais, je ne suis pas le premier à faire ce genre de
remise en questions, rien de nouveau sous le Mont-Blanc et je
ne me sens pas l’âme d’un psych-iatre-ologue-othérapeute.
Je me dis juste qu’avec
l’extrême diversité des vécus, nous ne devrions pas imposer un modèle de
pensée, de vie ou de comportement face aux autres et aux événements, et que
chacun devrait pouvoir écrire son mode d’emploi, son propre livre.
Les valeurs que l’on donne au respect de soi et des autres sont déjà de bons
guides non ?
A propos de guide…
A propos de guide…
Il faut parfois une source d’inspiration pour réfléchir et c’est un texte que l’on attribue à une superbe
femme qui a 20 de plus que moi, Meryl Streep, qui est à l'origine de ce billet.
Le voici…
Le voici…
"Je n'ai plus de patience pour certaines choses, non pas parce que suis devenue arrogante, mais tout simplement parce que je suis arrivée à un point dans ma vie où je ne veux pas perdre plus de temps avec ce qui me blesse ou avec ce qui me déplaît.
Je n'ai aucune patience pour le cynisme,
la critique excessive ni pour les exigences d'une nature quiconque. J'ai perdu la volonté de plaire à celui qui
n'aime pas, d'aimer à celui qui ne m'aime pas et de sourire à celui qui ne veut
pas me sourire. Je ne dédie plus une
seule minute à celui qui ment ou à celui qui veut manipuler.
J'ai décidé de ne plus vivre avec la prétention, l'hypocrisie, la malhonnêteté et l'éloge pas cher. Je n'arrive pas à tolérer l'érudition sélective et l'arrogance académique. Je n'ai pas à m'adapter avec les affaires du voisinage ou avec le commérage. Je déteste les conflits et les comparaisons. Je crois à un monde de contraires et c'est pour ça que j'évite des gens ayant un caractère rigide et inflexible. En amitié, je n'aime pas le manque de loyauté ni la trahison. Je ne m'entends pas bien avec ceux qui ne savent pas donner un compliment et qui ne savent pas encourager. Les exagérations m'ennuient et j'ai du mal à accepter ceux qui n'aiment pas les animaux.
Et pour couronner le tout, je n'ai aucune patience pour ceux qui ne méritent pas ma patience."
J'ai décidé de ne plus vivre avec la prétention, l'hypocrisie, la malhonnêteté et l'éloge pas cher. Je n'arrive pas à tolérer l'érudition sélective et l'arrogance académique. Je n'ai pas à m'adapter avec les affaires du voisinage ou avec le commérage. Je déteste les conflits et les comparaisons. Je crois à un monde de contraires et c'est pour ça que j'évite des gens ayant un caractère rigide et inflexible. En amitié, je n'aime pas le manque de loyauté ni la trahison. Je ne m'entends pas bien avec ceux qui ne savent pas donner un compliment et qui ne savent pas encourager. Les exagérations m'ennuient et j'ai du mal à accepter ceux qui n'aiment pas les animaux.
Et pour couronner le tout, je n'ai aucune patience pour ceux qui ne méritent pas ma patience."
Meryl Streep
Cette démonstration un peu extrême de ce qui s’appelle "l’égoïsme
de l’âge" met le doigt sur certains événements que j'ai subis ou que j'ai accepté de vivre, qui m’ont coûtés cher par le passé (je ne parle bien sûr pas d’argent mais d’investissement
humain, affectif et émotionnel), et qui peuvent, par ricochet, aujourd'hui et demain, me couper de belles choses.
Il semble heureusement que certains traits de ma personnalité me destinent à vivre auprès de personnes saines, positives et optimistes. Il m'arrive pourtant de me tromper et d'accepter des réalités qui peuvent finalement devenir des paravents d'agissements qui ne me conviennent pas et qui me font aller dans la sur-adaptation et la culpabilité, diablement inconfortables.
Il semble heureusement que certains traits de ma personnalité me destinent à vivre auprès de personnes saines, positives et optimistes. Il m'arrive pourtant de me tromper et d'accepter des réalités qui peuvent finalement devenir des paravents d'agissements qui ne me conviennent pas et qui me font aller dans la sur-adaptation et la culpabilité, diablement inconfortables.
Je n'y vois pas d'intention de me nuire ou de nuire, mais plutôt un aveuglement, parfois réciproque...
Inutile de jeter la pierre à celles et ceux qui ont
traversés ma vie avec des heurts, la solution n’est pas dans leur condamnation.
Je devrai, pour éviter ces situations, me fier à mon ressenti profond, ce que certains pourraient appeler "l'instinct", détecter toutes les névroses chez les autres qui ne trouveront pas d’accord avec les miennes, de névroses.
Je devrai m'éloigner de toute toxicité humaine, et aller vers celles et ceux qui m'apporteront du bien, qui ont la même idée du bonheur que moi, et à qui j'aurai envie de donner mon amitié et mon amour.
Je devrai laisser parler mon cœur en contrôlant les émotions parasites, observer avant de condamner, chercher le pourquoi sans donner la parole à mes fantômes, accepter de ne pas être d'accord, et ne pas vivre au travers du regard des autres.
Je devrai, à défaut de faire tout le temps comme je veux, accepter parfois, de faire comme je peux.
Je veux encore croire que la bonté et la compassion sont des valeurs ancrées chez l’humain, mais je ne dois pas oublier que certaines personnes l’ont corrompue pour servir leurs ambitions, par gout du pouvoir, de l’argent, ou par calcul.
Je devrai, pour éviter ces situations, me fier à mon ressenti profond, ce que certains pourraient appeler "l'instinct", détecter toutes les névroses chez les autres qui ne trouveront pas d’accord avec les miennes, de névroses.
Je devrai m'éloigner de toute toxicité humaine, et aller vers celles et ceux qui m'apporteront du bien, qui ont la même idée du bonheur que moi, et à qui j'aurai envie de donner mon amitié et mon amour.
Je devrai laisser parler mon cœur en contrôlant les émotions parasites, observer avant de condamner, chercher le pourquoi sans donner la parole à mes fantômes, accepter de ne pas être d'accord, et ne pas vivre au travers du regard des autres.
Je devrai, à défaut de faire tout le temps comme je veux, accepter parfois, de faire comme je peux.
Je veux encore croire que la bonté et la compassion sont des valeurs ancrées chez l’humain, mais je ne dois pas oublier que certaines personnes l’ont corrompue pour servir leurs ambitions, par gout du pouvoir, de l’argent, ou par calcul.
J’aimerai pouvoir être certain que, quand des personnes sont clairement malsaines, être capable de passer mon chemin et les laisser poursuivre seules leur route vers le malheur.
Mon frère m'a dit un jour que certaines personnes refusaient d'être heureuses. J'ajouterai, qu'elles passent leur temps a se demander ce que leur vie aurait pu être au lieux de... la vivre, tout simplement.
J'ai conscience de l’impermanence des choses et que rien n’est acquis. Toutefois, je dois laisser une place au mot "confiance", à celles et ceux qui acceptent de me donner la leur, faire comprendre que la mienne se mérite et que j'ai beaucoup plus à offrir.
Si mes peurs, mes exigences et mon égoïsme m'éloignent de ce qui est bien pour moi, de ce qui peut me faire avancer, il m'est indispensable de trouver le courage de me remettre en question et d'accepter certaines réalités pas toujours agréables pour mon ego tout en respectant les fondements profonds de ma personnalité.
Non, définitivement non, tout le monde n’est pas
fait pour s’aimer les uns les autres. Oui, nous sommes tous le con de quelqu’un
d’autre, mais rien ne nous oblige à le côtoyer ce "quelqu’un d’autre", et enfin,
oui nous avons parfaitement le droit d’être le con que l’on veut pour trouver
notre chemin.



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